Démarche
Les points clés de notre démarche sont:
- Le choix du mode constructif
- L'isolation des parties opaques
- L'isolation des partie vitrées
- L'étanchéité à l'air
- L'optimisation des pertes thermiques
Le choix du mode constructif
S'est donc posé la question du mode constructif. Après avoir envisagé différentes éventualités de construction, construction en brique monomur, puis en brique avec isolation extérieure, nous avons finalement opté pour une maison à ossature bois. La structure du bâtiment étant constituée d'un matériau dont les propriétés thermique le rapproche plutot d'un isolant la problématique des ponts thermiques est globalement moins sensible. De plus la réalisation d'une ossature d'isolation extérieure permet de les supprimer presque complètement. Ce mode constructif a de plus l'avantage de constituer un puits de carbone.
L'isolation des parties opaques
L'isolation des parois et du toit sera réalisée en fibre de bois. Pour les murs en deux couches décalées latéralement et pour le toit en quatres couches décalées et croisées pour tenter de réduire les ponts thermiques au maximum. Cette isolation a pour intérêt d'être écologique et d'offrir un déphasage important, appréciable en été quand le soleil chauffe longuement les parois et le toit.
L'isolation des partie vitrées
Après l'isolation des partie opaques la question des vitrages s'est posée. Nous avons opté pour des triples vitrages. Ce chois permet d'améliorer la performance thermique en hiver, réduire un peu la surchauffe estivale et d'offrir un confort acoustique supérieur (nous sommes proches d'une voie ferrée). Les menuiseries que nous avons choisi ont la particularité de pouvoir quasiment supprimer le pont thermique du chassis de la fenêtre. En effet quand on considère une fenêtre il apparait que le point faible termique est relatif au chassis de la fenêtre. Les vitrages et à fortiori les triples vitrages, offrent un pouvoir isolant très élevé. C'est pourquoi nous avons choisi les fenêtres Pollux de Wenger Fenster qui ont la particularité de posséder un ouvrant qui ne laisse affleurer à l'extérieur que la partie vitrée. Les vitres sont collées les unes aux autres et sont ensuite collées sur le chassis (technique utilisée pour fixer un pare-brise de voiture), on obtient ainsi un vitrage qui déborde du chassis vers l'extérieur comme illustré sur les photos ci- dessous.
On peut donc ramener l'isolation quasiment à fleur du dormant du chassis afin de limiter au maximum les ponts thermiques liés au chassis.
Une attention particulière sera apportée à la mise en oeuvre de l'étanchéité à l'air du bâtiment. Un premier niveau d'étanchéité est obtenu en plaçant des joints acrylique au niveau des assemblages des pans d'ossature. En complément il est nécessaire de mettre en oeuvre une membrane d'étanchéité soit à l'extérieur de l'ossature, soit par l'intérieur (comme illustré ci-dessous).
Afin de valider le niveau d'étanchéité, un diagnostic d'infiltrométrie n50 sera réalisé à l'issu de la phase de mise hors d'eau/hors d'air et de mise en oeuvre de l'étanchéité à l'air. Les éventuelles imperfections détectées à ce stade seront alors corrigées. Ce test est appelé dans le jargon "blower-door test". Grâce à l'équipement présenté sur la photo ci-dessous la maison est mise en surpression ou en dépression dans la limite de 50 Pascal de différentiel de pression (d'où le nom de la mesure n50). Un fois l'appareillage en fonctionnement, avec une caméra thermique de très grande sensibilité on visualise les différentes parois et jonctions de l'enveloppe intérieure du bâtiment (dans le cas d'une étanchéité par l'intérieur).
Si une fuite est présente, elle va créer un flux d'air sortant (dans le cas d'une surpression) qui va refroidir ponctuellement la paroi autour de la fuite. Cette différence de tepérature sera ralors epérable par la caméra thermique. Les photos ci-dessous fournies gracieusement par la société énergie positive parlent d'elles-mêmes quand aux méfaits d'un défaut d'étanchéité.

Comme le montre ces exemples on peut observer des différences de plus de 10 degrés engendrées par des défauts d'étanchéité.
L'optimisation des pertes thermiques
Une maison même très bien isolée ne sera pas optimisée si l'énergie qu'on aura résussi à yemmagasiner est rapidement dissperser à l'extérieur. Pour cela deux sources de déperditions sont à considérer les pertes par le renouvellement d'air et les pertes par l'utilisation d'eau chaude.
Les pertes liée au renouvellement d'air ont déjà été en partie traitées par le soin apporté à l'étanchéité à l'air et seront complété par une ventilation double flux haute performance.
Les pertes liées à l'utilisation de l'eau chaude seront traitées à l'aide d'un système de récupération de chaleur sur eaux grises. Ce système constitue un équivalent appliqué à l'eau chaude qu'est la VMC double flux à l'air.